Kessel

Une dernière cigarette

Fumer n'est pas bon pour la santé...

Chroniques Impromptues
8 min ⋅ 16/06/2026


Avant-propos : Le texte qui suit est assurément clivant. Il date de 1997.
J’ai décidé de le publier ici sans rien y changer.

Sans prétendre atteindre ce niveau, je sais que sa noirceur déplaira à certains lecteurs réfractaires au désespoir monochrome des BD de Frank Miller (Sin City). Les autres sont prévenus.

Je t’aime. Pourquoi chercher à te le dire autrement ? J’en connais qui prétendraient que tout est dépeuplé lorsque tu leur manques, d’autres qui se demanderaient ce qu’ils seraient sans toi. Certains seraient capables de te promettre de plats pays pleins de vieux volcans dont tu serais reine. Moi, je t’aime. Tout simplement. Je ne te l’ai jamais dit, mais tu l’as compris… Je le sais.

Serais-tu là autrement, dormant paisiblement dans notre chambre d’hôtel ? Resterais-tu là, avec un vieux loubard décati recherché par toutes les polices ? Nous savons bien tous les deux que ce bonheur ne pourra pas durer, qu’ils finiront par nous retrouver. Mais, nous n’y pouvons rien. Alors, autant profiter pleinement du temps qu’il nous reste.

Si seulement ils nous avaient laissé nous aimer…

Je regarde la ville par la fenêtre. Je viens d’allumer ma dernière cigarette. C’est vrai que c’est beau une ville la nuit. Ce serait tellement plus beau sans tous ces bouffeurs de bonheur. Tiens, ça me déglingue de voir ce qu’ils nous ont obligé à faire, juste pour leur échapper.

La comète est encore là. Encore une dizaine de jours et elle disparaîtra. Personne ne la reverra plus avant des milliers d’années. Les hommes seront-ils toujours là ? Restera-t-il de l’air sur cette planète ? Et toujours autant de flics pour nous empêcher de le respirer ?

J’aimerais pouvoir dormir comme toi, mais ce soir, je crois que je n’y arriverai pas. La fin est proche, je le sens. Elle l’a toujours été pour moi. Je n’ai jamais eu de futur. Toi si. Je le sais. Tu aurais pu devenir quelqu’un de bien avec tous tes diplômes, faire partie de l’élite… Aujourd’hui la seule élite qui s’intéresse à nous est celle des tireurs. Je m’en veux de t’avoir entraînée. Tu m’as dit ne rien regretter. Tu as fait ton choix.

Merde ! C’était la dernière bouffée. Putain que le temps passe vite quand on le brûle. Je ne vais pas passer la nuit à me ronger les ongles. Je trouverai bien un bar tabac ouvert dans le quartier. Tu n’auras même pas le temps de te faire du souci. Je vais t’enfermer à double tour. Ici, tu ne risques rien. J’emporte le flingue ; on ne sait jamais.

Des gouttes glacées coulent sur mon visage, descendent vers mon cou. J’ai remonté le col de mon Perfecto, mais j’ai toujours froid. Je n’ai qu’un débardeur en dessous. Si nous avions été moins pressés la dernière fois, nous aurions emporté plus de vêtements. Mais ils avaient fini par nous trouver. Les balles sifflaient lorsque nous nous sommes enfuis du dernier hôtel.

Une voiture de police avance lentement sur la chaussée. Ses phares font reluire le goudron détrempé. J’ai la main dans la poche, posée sur la crosse de mon pétard. L’auto passe tout près… Elle continue. Simple patrouille. Tant mieux. Ce n’est pas par plaisir que j’envoie des pensionnaires à l’orphelinat de la police. S’ils m’avaient foutu la paix, quelques familles seraient encore au complet. Les types qui m’ont forcé à faire ça sont tous des salauds. Tu sais qu’ils ne nous ont pas laissé le choix. Maintenant, il est trop tard, nous ne pouvons plus reculer. Personne n’a le droit de nous séparer. Le premier qui approche, je le bute.

Si seulement ils nous avaient laissé nous aimer…

Quartier pourri ! À peine une heure du matin et déjà plus un seul troquet d’ouvert. Je ne vais quand même pas prendre un taxi pour aller jusqu’aux champs. Un taxi ? Et pourquoi pas ! En voici justement un qui pointe ses phares au bout de la rue. Je lève la main. Il ralentit. S’arrête près de moi.

Le chauffeur a baissé sa vitre. C’est un homme déjà âgé. Encore quelques années, peut-être quelques mois, et il pourra prétendre à une retraite paisible. Dieu seul, s’il existe, sait à quoi je ressemblerai quand j’afficherai le même kilométrage au compteur. Ce type-là parle d’une voix si paisible que j’en ai les tripes nouées :

— Montez, je suis libre !

Je referme la portière arrière sur moi. Il fait bon dans la voiture. Ce sera toujours un peu de confort pris sur cette chienne de vie. La tire sent un peu trop le propre ; pas la moindre odeur de tabac froid. L’homme s’adresse à moi sans tourner la tête. C’est un rapide. Il a déjà démarré et enclenché son compteur.

— Je vous emmène où ?

J’hésite un peu. Pourquoi vouloir aller jusqu’aux champs ? Je n’ai pas envie de rester longtemps loin de toi. J’ai fait le geste sans trop y réfléchir. Le canon est déjà posé contre la tempe du chauffeur.

— Nulle part ! Tu t’arrêtes ici, sans cinéma. Je veux juste tes cigarettes !

Il m’a obéi. Le taxi est stoppé. Il voudrait me cacher sa peur, mais sa voix s’étrangle.

— Désolé, je ne fume pas. C’est interdit dans mon taxi ! Ça me ferait perdre des clients…

Quel con ! Faut en tenir une sacrée couche pour penser que la défense des non-fumeurs mérite de se prendre une bastos. En tout cas c’est lui qui l’aura voulu. Si tant est qu’il reste quelqu’un d’éveillé dans le coin, les bruits de circulation suffisent pour que le voisinage ne prête pas plus attention à une détonation qu’aux pétarades d’un cyclomoteur. Et puis, comme j’ai tiré à travers le dossier du siège, le bruit a été un peu assourdi.

J’ai fouillé la boîte à gants et tous les vide-poches. Pas la moindre trace de clope. Chaque minute qui passe, chaque seconde, m’énerve un peu plus. Je n’aime pas te savoir seule. Sans doute devrais-je plutôt dire que je me sens dix fois plus seul lorsque tu n’es pas près de moi, mille fois plus traqué. Si seulement il existait des mots assez forts pour te dire combien je t’aime…

Je suis ressorti dans la rue. Le taxi est bien garé. Lorsque j’aurais enfermé ce type dans son coffre, il n’attirera pas l’attention. Il est lourd le bougre, mais j’y suis presque. La pluie aura vite fait de laver la légère traînée de sang sur le sol.

Des rires. Un couple enlacé s’avance. Il faut que je me cache entre les voitures. Putain, ce que les gens heureux me font chier ! Ma main au feu que ces deux-là sont partis pour s’envoyer en l’air après une sortie restaurant. Et merde ! Le type fume. Il n’y aura jamais assez de place pour tout le monde dans le coffre du taxi. Tant pis !

J’ai jailli devant eux, flingue en avant. Ils se sont figés, mais ils n’ont pas l’air trop affolés. On dirait qu’ils ont un petit coup dans l’aile. Peut-être que je vais pouvoir les laisser en vie. Je ne sais pas encore comment. Peut-être en les enfermant tel quel avec mon Maccabée.

Je m’adresse à l’homme.

— Donne-moi tes cigarettes et tout ira bien !

Il a l’air surpris. C’est vrai que je n’ai pas pris le temps d’enrober ma demande de fioritures mondaines. Mon canon braqué sur lui était censé me dispenser du protocole. Mais non : il est long à comprendre.

— C’est tout ce que vous voulez ?

J’ai tendu le bras. Le pétard est à deux centimètres de son nez. Je m’énerve toujours un peu quand on m’oblige à faire des discours inutiles. Mon cœur accélère, mes dents se serrent, et j’ai du mal à parler. J’arrive quand même à sortir deux mots :

— Ouais ! grouille !

Ça y est. J’ai enfin deux paquets de blondes, dont un presque neuf. Des trucs comme ça, ça vous met de bonne humeur. Je vais les laisser vivre. Juste un petit moment difficile à passer pour eux. J’ouvre d’une main le coffre du taxi en continuant à les menacer de l’autre.

— O.K.! Bon maintenant, à tous les deux vous allez me mettre ce type dans le coffre…

Ils ne l’avaient pas vu. L’homme a un mouvement de recul. La femme semble soudain dégrisée. Elle se met à crier.

— Mon dieu c’est un cadavre.

Bien sûr que c’est un cadavre. J’aurais été moins emmerdé si ça avait été une soucoupe volante mais, au bout du compte, ça aurait fait le même effet à cette gonzesse.

— Ta gueule tu vas réveiller les bonnes gens !… Allez au boulot.

Mince ! La nana a craqué. Elle est complètement paniquée. Elle crie vers son galant.

— Il va nous tuer aussi… Il va nous tuer…

Quelle tarte ! Moi qui voulais leur faire une fleur… Elle a tout gâché. Les lumières s’allument un peu partout. Je n’ai pas le temps. Le mec n’a pas bougé. Je l’ai dégommé du premier coup. La gazelle a essayé de prendre la poudre d’escampette. J’ai dû m’y reprendre à deux fois.

Cette fois ça sent le roussi. Dans trente secondes, les bourgeois vont se pencher à leurs fenêtres. Notre hôtel est trop loin pour que je rentre sans être repéré. j’ai fait sauter les clefs du taxi entre mes mains. Tant pis : j’abandonne tout ce petit monde ici. Je rentrerai un peu plus tard. En arrivant d’une autre direction, je n’attirerai pas l’attention… Enfin, j’espère.

La caisse a démarré au quart de tour. j’ai déjà changé de rue et je m’engage sur le boulevard. Personne derrière. Tout va bien. Je peux enfin allumer une clope. Aucun être encore vivant n’a pu me voir.

C’est presque drôle de savoir que pendant que je me suis fourré dans cette galère, toi tu es bien peinarde au fond de notre lit, à l’hôtel. Tiens, par association, ça me rappelle une chanson que j’écoutais quand j’avais à peine trois poils au menton. C’était de l’anglais, mais ça disait quelque chose comme “c’est si drôle quand tu ne peux même plus trouver ta langue, quand tu sais que tu vas mourir jeune…” J’y croyais à l’époque. Je me croyais né pour perdre. J’imaginais que l’absence de futur pouvait avoir un sens. Je me voyais crever comme Sid Vicious, d’overdose, en bramant “no feelings”. Non seulement j’ai tenu jusqu’à maintenant, mais en plus tu m’as fait découvrir l’amour.

Si seulement ils nous avaient laissés nous aimer…

Ne t’en fais pas, je n’ai pas l’intention de t’abandonner. Je vais aller me débarrasser de cette caisse un peu plus loin et je reviendrai te chercher. Sûr qu’avec la zone que je viens de mettre, nous allons devoir changer d’hôtel. Je trouverai bien un moyen de t’emmener ailleurs… Ne t’en fais pas, l’amour est plus fort que tout.

Tiens. Déjà la gare du Nord. L’endroit idéal pour laisser mon taxi. Je vais m’arrêter là et chercher un moyen de revenir. Je vais encore être obligé de braquer quelqu’un. Comment faire autrement ? À croire que la violence est le seul moyen d’obtenir quelque chose sur cette foutue planète.

Une grosse Volvo est arrêtée à l’angle de la rue. Un seul occupant. Parfait pour moi. J’ai bondi devant son capot. C’est un type cravaté un peu grisonnant, le genre vieux cadre supérieur convaincu d’appartenir à une élite. Je tends mon flingue dans sa direction. Le simple fait de voir sa face de constipé me donne envie de presser la détente. Mais j’en ai assez du sang. S’il descend vite fait, je le laisserai vivant. Je lui fais signe d’obéir.

Fumier ! Il a écrasé le champignon. Je roule sur le capot, le pare-brise… Je tombe sur le côté. Son moteur gronde. Il s’enfuit. Assis par terre, je ramasse mon arme, la tends dans sa direction. Pourquoi tirer ? J’ai autre chose à faire. Ma priorité est de revenir vers toi. Je t’aime. Bon Dieu, je t’aime…

Putain, merde ! Ma jambe me fait mal. Il y a quelque chose de cassé. Mon genou gauche n’a pas apprécié la rencontre avec le pare-chocs de la Volvo. Mais je ne peux pas rester affalé là. Si quelqu’un arrivait… J’ai un mal fou à me lever. J’ai réussi à m’appuyer contre un mur. Surtout, laisser mon poids sur le pied droit. Est-ce que je vais seulement être capable de revenir ? Une boule au fonds de ma gorge. J’ai envie de chialer.

Il y a un banc pas très loin. Je vais m’y asseoir un peu, le temps de retrouver un peu de calme. J’ai du mal à avancer, mais avec le soutien des voitures en stationnement j’ai atteint mon but… Tout ça pour m’apercevoir que la place est déjà prise.

Le vieux clodo est dans les vapes, fermement accroché à sa bouteille de vin rouge. Mais il n’est même pas endormi. Il caresse mécaniquement son compagnon, un moche chien jaune à moitié pelé. À travers ses sourcils poisseux, l’homme lève vers moi des yeux de lassitude.

— Alors mon gars, on joue aux autos tamponneuses ?

Il a tout vu. Mais visiblement, il ne se sent pas concerné. Ce monde n’est pas le sien. Voilà maintenant qu’il me tend sa bouteille.

— Tiens, bois donc un petit coup. Ça t’aidera à oublier la douleur !

J’hésite un instant. Je me dis qu’après tout, il y a bien longtemps que personne ne m’a plus offert à boire. C’est une horrible piquette… et celle-là ne vous fera pas des centenaires à ne plus que savoir en faire. Mais c’est vrai que ça fait du bien.

Je me suis assis sur le reste de banc et j’ai tendu une clope au clochard. Puis je m’en suis allumé une. Il fume calmement, en caressant son chien. Le silence m’impressionne. Je me sens obligé de parler.

— Vous venez de loin ?

Il me regarde, interloqué, tout en grattant sa barbe.

— Qu’est-ce que ça peut faire, mon gars ?

J’ai du mal à trouver quelque chose de pas trop bête à répondre.

— Comme ça, pour savoir…

— Comme tout le monde, mon gars. Nous venons de l’amour et nous allons vers la mort. Tout le reste n’est que de la garniture… J’ai cru pouvoir vivre en écrivant des romans de science-fiction et ça n’a pas marché… Je me suis même essayé dans des concours de nouvelles policières. Tu vois où j’en suis…

Sa réponse me met mal à l’aise, mais je crois pouvoir tenir tête.

— Désolé de vous contredire, mais moi je vais retourner vers l’amour.

Il me regarde, amusé, en tirant la dernière bouffée de sa cigarette.

— Garniture, mon gars. Garniture…

Cet homme-là me met mal à l’aise. On dirait qu’il sait tout de moi. Je n’ose plus parler. Trop de minutes s’écoulent en méditation. Je dois réagir.

Il y a une Renault 4 garée juste devant nous. Ce n’est pas le grand luxe, mais elle suffira pour venir te retrouver. Pas de problème pour ouvrir ce genre de caisse. Il suffit de tirer sur le haut de la portière et la tôle plie comme un rien. Après ça, deux fils à arracher, un coup sec sur le volant, et le tour est joué.

Le clochard m’a regardé faire. Lorsque j’ai démarré, il m’a fait un signe d’adieu de la main. Je crois bien que je l’ai vu sourire. Un sourire simple, sans ironie ni suffisance. Il y a bien longtemps que je n’avais vu quelqu’un sourire ainsi.

Si seulement ils nous avaient laissés nous aimer…

La quatre pattes roule honorablement. Il y a même un autoradio et quelques cassettes. J’en enclenche une. Les cloches de l’enfer se font entendre. À moins que je ne vienne d’emprunter l’autoroute qui y mène… Je ne suis pas un spécialiste d’AC-DC et j’ai tendance à confondre les titres. Quoi qu’il en soit, c’est un foutu pur moment de rock’n’roll. Si je ne souffrais pas tant du genou, le trajet de retour serait presque un instant de bonheur. Je viens vers toi, mais pas dans une Rolls blanche…

Comme j’ai du mal à marcher, je ne me suis pas garé trop loin. Je regarde ma montre. Une heure s’est écoulée depuis que je suis parti avec le taxi. Les gyrophares vomissent du bleu dans toutes les directions. Ça grouille de flics à l’autre bout de la rue, là où j’ai laissé mes trois derniers cadavres. La mort attire toujours les rapaces.

Moi, j’arrive de l’autre côté. Je n’ai qu’à faire comme si je n’avais rien à voir avec tout ce cinéma. Je rentre juste à mon hôtel. Si ça se trouve, ils ne me verront même pas. Je me suis arrêté au coin de la rue. Je serre les dents pour ne pas attirer l’attention en boitant… Je prends ma respiration. En avant !

Tu vois, je ne t’ai pas abandonnée. Me voilà de retour dans le hall de l’hôtel. Nous allons nous retrouver. Cette petite escapade m’a paru interminable. Tout ça pour quelques bouffées de tabac. Enfin, l’essentiel est que tu ne te seras pas fait de souci. Nous allons partir dans le sud. En Espagne, peut-être. Dès le matin en tous cas.

J’ai commencé à monter quelques marches. Pourquoi toutes les lumières sont-elles allumées ? Ces voix vers notre chambre ? Quelque chose ne tourne pas rond ! Je m’arrête pour écouter.

— Bon sang patron, vous sentez ça ?

— Ça doit faire au moins trois jours qu’elle est morte ! Il a dû traîner le corps ici en cachette… Sans cette odeur, nous n’aurions jamais été avertis.

Ils t’ont trouvée. Les flics sont là. Ils vont vouloir t’emmener… Briser notre amour. Comme si ça ne leur suffisait pas de t’avoir flinguée. Bande de fumiers !!! Je vais entrer dans cette putain de chambre et tous les dégommer.

Si seulement ils nous avaient laissés nous aimer…

Chroniques Impromptues

Par René HERMITE

Comme de nombreux auteurs, René HERMITE a commencé à écrire avant de savoir lire. Cela lui valut, à l’âge de trois ans, une bonne réprimande, car la tapisserie de la chambre venait juste d’être refaite.

Plus tard, alors qu’il était pardonné et qu’il terminait brillamment son CE1, son papa lui offrit un tout petit livre de science-fiction intitulé Prisonniers du soleil. Ajoutons là-dessus la lecture du Petit Prince, et ce fut la révélation : il serait écrivain ! Saint Exupéry ou rien !

Bon, ça, c’était au début. Ensuite, il se mit à lire des trucs genre Hara-Kiri, Fluide Glacial et Métal Hurlant (râââ ce film…), puis Pierre Desproges, qui le conduisirent à un certain éclectisme. Il considère Les Écritures de Cavanna comme une œuvre ésotérique majeure et Les Rois Maudits reste son roman historique préféré. La nuit des temps, puis le film Bienvenue à Gattaca laissèrent de sérieuses empreintes, et lorsqu’il tomba sur Dune, il le relut trois fois avant de s’arrêter.

Il se dit dans les milieux autorisés que la musique rock et les balades à moto l’ont aussi influencé. Ce qui est sûr, c’est que l’on retrouve dans ses écrits et, dernièrement, dans son roman Améon, toute la poésie, l’humanité, mais aussi l’humour et le goût de du très très lointain que lui ont apporté toutes ces expériences.